Notre méthodologie
BeTrue n'est pas une IA qui donne son avis sur la vérité. C'est une infrastructure de vérification : chaque verdict s'appuie sur des preuves réellement consultées, enregistrées et contrôlées par des règles publiques, identiques quel que soit l'auteur de l'affirmation.
Méthode en vigueur : BTVP-1.2.4
1. Qualification
Le contenu est découpé en affirmations atomiques. Chacune est classée : fait vérifiable, opinion, prédiction ou rhétorique. Seuls les faits reçoivent un verdict sur la vérité ; une opinion est signalée comme non vérifiable par nature.
2. Spécification et type
Chaque fait est reformulé de manière précise et datée (période, lieu, juridiction). Lorsqu'une ambiguïté peut changer le verdict, elle est affichée plutôt que tranchée en silence.
Le type d'affirmation détermine la méthode : une statistique se vérifie auprès de l'organisme statistique officiel, une citation auprès de la source originale, une décision de justice auprès du texte officiel, une affirmation scientifique auprès des études primaires et du consensus.
3. Recherche de preuves
La recherche est menée en temps réel pour chaque fait, ancrée à la date du jour : aucun verdict ne repose sur la mémoire du modèle. Les données officielles et les sources primaires sont recherchées en priorité ; une source non officielle peut néanmoins être pleinement fiable (voir la page Sources).
4. Contre-recherche
Avant de conclure, une recherche distincte cherche activement les éléments en faveur de la conclusion opposée : autre définition, autre période, autre jeu de données, contexte omis. Cette contre-recherche est vérifiée dans le journal de la vérification ; une contre-recherche simplement déclarée ne compte pas.
5. Registre des preuves
Chaque source est enregistrée avec son adresse, sa catégorie, sa fiabilité, le sens de ce qu'elle établit et un extrait. Une source citée qui n'a pas réellement été consultée est écartée. Plusieurs articles d'un même éditeur ne comptent que pour une seule corroboration.
Chaque preuve est datée : date de publication, période à laquelle la donnée se rapporte et date de consultation par BeTrue. Une source authentique mais dépassée (ancienne période, chiffre révisé depuis, décision remplacée) est signalée comme telle et ne peut pas fonder un verdict sur la situation actuelle. Les pages lues en entier sont conservées sous forme d'empreinte, et tout calcul effectué par BeTrue (variation, taux, moyenne) est joint avec sa formule et ses valeurs d'entrée, afin de pouvoir être refait. Si une nouvelle vérification change le verdict parce qu'une donnée a été révisée, le rapport l'indique.
6. Contrôle de suffisance
Le modèle propose ; des règles automatiques décident si le verdict peut être émis :
- un verdict catégorique (Vrai / Faux) exige la source qui fait autorité sur ce type de donnée lorsque la matrice d'autorité en désigne une (voir la page Sources) ; sinon une source primaire, ou deux sources fiables et indépendantes ;
- sans contre-recherche vérifiée, le verdict est plafonné à « Plutôt vrai » / « Plutôt faux » ;
- avant de conclure « Nuancé », une contradiction entre sources est résolue par des règles fixes : la source qui fait autorité l'emporte, puis la source primaire sur les reprises, la donnée la plus récente sur l'ancienne, plusieurs sources indépendantes sur une source isolée ; une source qui mesure autre chose (autre définition, population, méthode) n'entre pas en ligne de compte. Seul un conflit persistant entre sources fiables et comparables conduit à « Nuancé » ; si la source de référence contredit le verdict proposé, il est refusé et revu par un humain ;
- sans preuve suffisante, l'affirmation est déclarée « Non vérifiable », avec l'explication de ce qui manque ;
- les sources peu fiables (réseaux sociaux, forums) ne soutiennent jamais un verdict.
7. Verdict et niveau de preuve
L'échelle compte six verdicts : Vrai, Plutôt vrai, Nuancé, Plutôt faux, Faux, Non vérifiable. Il n'y a ni score ni moyenne : le verdict global est fondé sur l'affirmation principale (ce dont le contenu parle avant tout), puis ajusté par les affirmations secondaires importantes selon des règles publiques. Une affirmation principale fausse accompagnée d'un détail exact reste fausse ; deux affirmations principales contradictoires donnent « Nuancé » ; si l'affirmation principale ne peut pas être vérifiée, le verdict global est « Non vérifiable ». Le niveau de preuve (solide, partiel, insuffisant) indique la force des preuves qui fondent le verdict.
8. Deux niveaux d'analyse
L'analyse Express répond en temps réel, en quelques secondes, avec les règles ci-dessus.
L'analyse Approfondie est menée en arrière-plan, en plusieurs étapes, quand un verdict le justifie : signalement accepté, analyses divergentes, demande de l'équipe.
- un plan de preuve désigne, pour chaque fait, les sources primaires qui trancheraient (organisme, publication, texte, décision) ;
- ces sources sont lues en entier, et chaque extrait cité est vérifié automatiquement dans le texte de la page ;
- une contre-recherche dédiée, menée séparément, cherche la meilleure preuve contraire ;
- le verdict ne peut s'appuyer que sur les preuves enregistrées, citées par leur identifiant : toute autre référence est rejetée.
9. Traçabilité et corrections
Chaque vérification enregistre la version de la méthode, le modèle utilisé, les recherches effectuées, les pages consultées et les décisions du contrôle. Un verdict publié n'est jamais remplacé silencieusement : toute nouvelle version est conservée, et un changement de verdict est une correction publique.
10. Rôle de l'IA et de l'équipe
L'IA (Claude, d'Anthropic) orchestre : elle découpe, recherche, compare et propose. Elle ne décide pas seule : le verdict passe par les règles de suffisance, et un verdict n'est affiché publiquement sur X qu'après validation humaine. En cas de divergence entre deux analyses ou de signalement, une revue humaine est obligatoire.
Politique de revue : la relecture est aujourd'hui assurée par l'équipe fondatrice de BeTrue ; des journalistes et des experts de domaine pourront rejoindre la relecture, avec des niveaux distincts. Chaque décision (publication, masquage, signalement) est conservée avec l'identité du relecteur, son niveau et la date ; masquer un verdict ou trancher un signalement exige en plus un motif écrit. Les sujets sensibles — élections, santé, conflits, accusations pénales, sécurité — suivent une revue renforcée : liste de contrôle obligatoire (sources de référence, contradictions, formulation), et selon la politique en vigueur un niveau minimal de relecteur ou deux validations distinctes. Chaque rapport publié indique le niveau du relecteur qui l'a validé.
Limites
Les analyses sont automatisées et peuvent comporter des erreurs ; elles sont signalées comme « Analyse automatique » tant qu'elles n'ont pas été revues. Si vous constatez une erreur, contestez l'analyse depuis son rapport : chaque signalement est examiné.